LE PAIN
MAISON
SANS LA
MACHINE...

Depuis environ deux ans,
nous avons choisi de faire notre
pain.
Par goût d'abord :
très amateurs de "pains
spéciaux",
au seigle, aux graines, à
l'épautre,
à la farine de blé complète,
etc,
cela devenait difficile à combler,
car
là où nous sommes, il n'est pas
rentable
pour le boulanger de faire
souvent
ces genres de pains,
et ils sont aussi très chers.
Le pain blanc classique ne nous
satisfaisait pas,
on en mangeait de moins en
moins,
voire pas du tout pendant
parfois
des jours...

On a donc fait l'acquisition d'une
machine à pain.
Il faut bien commencer par quelque
chose,
et c'est un bon moyen d'aborder le
sujet.

On a d'abord testé la recette de la
machine,
qui nous a tout à fait déplu.
On a commencé à modifier,
bidouiller...
On s'est informé ici, là...
Internet, des voisins
qui s'étaient lancés avant
nous...

On a alors beaucoup amélioré,
en tâtonnant,
pour arriver à quelque chose de pas
mal.
La machine à pain a fini par rendre
l'âme...

Notre choix pour la remplacer,
au point où nous en étions a été
:
le pétrin!
Un bol rond, plus logique
pour un ingrédient
qui doit tourner qu'un bol
carré...
Une logique véritablement
incompréhensible
de la machine à pain...
Une hérésie, même...
Plus de ridicules et minuscules
ailettes
qui ne remuent que le fond
et vous laissent des grumeaux de
farine
aux quatre coins,
mais un beau grand "crochet",
qui remue l'ensemble,
du bas en haut du bol,
pour une pâte qui va alors se
mélanger
de façon homogène!
La pâte s'en trouve aussi mieux
ventilée,
c'est incomparable...

Nous avons donc continué à
essayer
d'améliorer la façon de faire un
pain maison.
Nous sommes conscient qu'il y a
encore
deux trois bidules à trouver,
mais cette fois, c'est bon,
la mie se tient,
elle n'a pas l'air d'avoir été
gonflée à l'hélium,
on peut tartiner du miel,
ça ne dégouline pas à travers,
ça ne tombe pas pitoyablement en
miette,
le goût est très bon,
et le pain se conserve
facilement
plus de 3 jours!

Bref, on en remange comme
jamais,
tout est prétexte,
et on n'en perd presque plus...
Je vais donc vous faire partager
le comment de ma procédure
pour y arriver,
parce que l'on m'a demandé
à plusieurs reprises de partager
cela,
et pour le plaisir de vous aider
à réussir si vous avez échoué!

Certains pourront sans doute
m'apporter des idées
pour améliorer encore!

Comme vous pourrez le voir :
pas de produits chimiques
douteux,
pas de conservateurs,
pas de gras type beurre ou huile
:
du pain, c'est tout!

Si vous avez une machine à pain,
ce sera aussi valide,
il faudra faire attention à la
taille du
bol à mélange,
sans doute moins volumineux que le
nôtre,
et réadapter les dosages!
Quitte à diviser par deux ou
trois!

Et veiller à l'homogénéité du
mélange,
jamais garantie avec ces
machines
aux bols carrés...
C'est parti!

- De l'eau très tiède
- farine blanche 55
- Farines autres
(au choix...
Seigle, épautre, farine de blé
complète, autre...)
- levure de boulanger
- graines variées
(facultatif : mélanges avec du
tournesol,
sésame, etc...)
- sel
- papier cuisson (sulfurisé)
C'est tout!
De l'eau :
Un peu plus d'un demi litre :
environ 620, 630 grammes
(correction visuelle sur la
photo
du verre doseur avec les
flèches)
légèrement tiède,
que l'on verse dans le bol
du pétrin.

La farine :
je prend deux ou
trois sortes de farine :
la blanche normale 55,
et des farines spéciales,
seigle, épautre, petit ou grand,
farine de blé complète...
Il en existe plusieurs,
pour varier le plaisir,
et aussi parce que c'est bon
pour le transit de varier les
céréales!

Je commence avec la farine spéciale
:
avec un verre doseur,
je le remplie jusqu'à un peu
moins
que son maximum :
un poids d'environ :
185 à 190 grammes
(je fais toujours avec le
visuel,
je ne pèse jamais...!
A la louche, comme les
grand-mères!)

Je mets donc un verre de cette
farine spéciale
(souvent du seigle)

A cette étape, je mets alors la
levure :
je ne l'achète pas en sachets,
mais par 500 grammes.
Je crois qu'un sachet est égal
à environ deux cuillères à café,
vous vérifierez au-dessus
d'une assiette si c'est ça.
Je mets 4 à 5 cuillères
à café de levure.
Je conserve cette levure
dans des pots de confiture
qui ferment bien.

Là, je remets une autre dose
de farine spéciale,
épautre, complète, ...
dans les mêmes proportions
que le premier dosage.
Là, j'ajoute le sel.
Deux creux de main en gros.

Et aussi, c'est facultatif, les
graines variées,
environ 3 poignées...

Je mets ensuite tout le reste de
farine :
deux doseurs bombés de farine
blanche 55,
environ 320 à 330 grammes par verre
doseur.

Tous les ingrédients sont
mis
dans le bol, on peut mettre
le mélangeur en route!
Après une ou deux minutes,
en général, j'arrête la machine,
et avec une spatule plastifiée,
je "gratte" le bord du bol
pour décoller éventuellement la
farine
qui ne se mêle pas à la pâte.
Je remets en route,
je mets 20 minutes à laisser
tourner.


Quand ça a tourné ainsi 20
minutes,
j'arrête la machine,
je retire le crochet que je nettoie
de suite,
je laisse monter la pâte
environ 20 minute dans le bol.
Là, je l'ai oublié, mauvaise
idée...
Ca a bien séché... 

Quand ça a poussé pendant 20
minutes environ,
je remets la machine en marche,
je l'arrête au bout de quelques
secondes
pour gratter les bords avec la
spatule plastifiée,
et c'est reparti pour 20 minutes à
tourner.

Tournicoti,
tournicoton!


Les 20 minutes écoulées, j'arrête la
machine,
nettoyage du crochet,
20 minutes en gros
à laisser pousser une deuxième
fois.
Quand la pâte a gonflé,
je la fais descendre
avec quelques tours de machine.
Là, je farine ma table propre,
et je vide mon bol de pâte sur la
farine.
Je gratte le bol avec la spatule
plastifiée,
et fais de suite tremper
le bol pour que la pâte collée
aux parois ne durcisse pas.
Là, je vais ajouter en pluie
de la farine sur la pâte,
pour que ça ne me colle pas trop aux
mains,
et je vais pétrir à la main.

Je vais essayer d'avoir un
mélange homogène
avec la farine qui a été
ajoutée,
celle mise en pluie
(une petite poignée)
et celle qui était sur la table.
Ce n'est pas vraiment long.

Quand c'est correct,
juste avant que ça ne recolle
partout,
car c'est une pâte collante, c'est
normal,
je soulève la boule,
je remets de la farine sur la
table,
je pose ma boule sur la farine,
et la laisse pousser, cette
fois,
pendant au moins 45 minutes, voire
plus.

La boule va gonfler, se
craqueler,
c'est normal.
Quand elle parait avoir doublé de
volume,
voire plus,
la pétrir à nouveau,
ce sera la dernière fois!

A ce moment,
on peut sortir sa plaque de
four,
la couvrir de papier cuisson.

On ajoutera au besoin de la
farine,
sur la table par exemple,
et on va pétrir ainsi quelques
minutes,
que ce soit homogène, et aussi,
donner sa forme au pain.

On profitera des petits restes
de farine sur la table pour
recouvrir
le pâton ainsi formé.

On attrape délicatement son
pâton,
formé en rond ou en long, selon le
choix de chacun.
Personnellement, je le forme en
long,
ma longueur étant la diagonale
de ma plaque de four,
ce qui permet des tartines
de taille raisonnable pour les
repas
et les petits déjeuners.


Laisser reposer autant que
nécessaire!

Là, pas de timming précis
pour cette dernière levée!

Le pain lèvera généralement plus
vite
dans une athmosphère chaude,
voire même un peu humide!
Mes meilleures levées ont lieues
quand je cuisine au four,
et que la vaisselle a été faite
pendant ce même temps...
Pour peu qu'en plus il y ait une
cocotte
qui siffle, c'est le top :
chaleur, humidité,
ça a l'air d'être le bonheur de la
levure!

La météo change les conditions de la
levée.
Cela peut donc prendre une
heure,
deux heures, c'est variable,
on le voit à l'aspect du pain, et à
son volume...
A la limite,
on ne laisse jamais trop
longtemps...

Pour l'aspect, il va se
craqueler,
parce qu'il enfle.
Quand il me parait beau,
je mets le four en marche,
à 240 degrés Celsius.

Souvent dans ces cas-là
si rien ne cuit sur les plaques,
je mets le plateau sur les
plaques,
car le four les réchauffe
légèrement,
ça permet de pousser un peu la
levée.

Souvent aussi,
c'est à ce moment là que je vais
mettre
un coup de lame en surface du
pain,
comme les boulangers.
Le pain, le temps que le four
chauffe,
va monter encore un peu,
il va s'élargir un peu.


Quand le four est chaud :
on prend le plateau,
on enfourne.
Là, aussi, je jette dans le
four,
sous le plateau,
de l'eau, la quantité
d'un petit verre à moutarde :
ça vaporise dans le four.

J'ai remarqué en faisant cela
que la couleur du pain cuit n'avait
rien à voir!
En effet, sans cette
vaporisation,
le pain a une couleur terne,
avec la vaporisation,
il a une couleur plus rousse,
comme le pain du boulanger!


Je laisse entre 45 et 47
minutes,
avec cette quantité
d'ingrédients.

Le pain est cuit :

Pour qu'il refroidisse au mieux
:
Poser le pain sur la grille du
four
qu'on aura posée sur une table!

En effet, pour bien refroidir, et
être croustillant,
le pain a besoin d'air tout autours
:
ne pas le poser donc sur une surface
lisse!
En refroidissant,
le pain évapore beaucoup
d'humidité,
et cette condensation le
ramollirait
s'il n'y avait la grille pour qu'il
sèche aussitôt.
Il y a d'autres raisons, mais
celle-ci en est une.

Si vous restez un peu près de votre
pain
sorti du four, vous l'entendrez
exprimer son refroidissement :
en effet, le pain craque
durant les premières minutes
de sa sortie du four...
Et ça sent bon... 
Mais laissez-le refroidir
avant de le couper,
pour ne pas perturber son
refroidissement...
Je sais, c'est dur...! 

Mes petits pains du jour :
format 1024 pour que le bureau sente bon!



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